DOMAINE TRICHON

HISTORIQUE DU DOMAINE

«  La passion de la vigne et du vin jusqu’au bout des racines »

C’est en 1635, chez les Fabris, vignerons à Montagnieu (cœur de l’appellation), que prennent naissances nos ancêtres.

            Le temps passé ne laisse aucune trace jusqu’en 1925 où l’arrivée de l’arrière-grand-père, Pierre TRICHON, fait briller la passion de la viticulture.

            Le Bugey est alors en polyculture et le phylloxéra vient de faire ses ravages, 3 hectares de vignes en cépages hybrides sont alors plantés et assurent une production de vin ordinaire (VCC) vendue au négoce.

            Les années 50 voient une expansion du vignoble bugiste (4 fois la surface actuelle), le grand-père, Henri TRICHON , et sa femme Francine passe la surface à 5 hectares.

            Une reconversion des plantations (arrachage des hybrides) est alors engagée pour transformer la production en vin d’appellation.

            Au cours de l’année 1966, Henri et Jean (son fils) poursuivent et développent la vente aux particuliers. La surface passe à 7 hectares et la production du vin devient culture unique. C’est pour nous le départ d’une production de qualité.

            En 2001, arrive Stéphane, le fils de Jean et Michelle, qui vient de passer 5 ans d’études viticoles en Bourgogne. Ils créent ainsi le GAEC TRICHON. La surface passe alors à 10 hectares assurant une production d’environ 70 000 bouteilles.

            En 2004, c’est le mariage de Stéphane avec Claire, fille de vigneron de Vacqueyras ( dans les Côtes du Rhône). Avec une formation commerciale, elle assurera la promotion de nos produits et le relationnel avec la clientèle.

En 2008, toujours dans l’objectif de tirer le meilleur produit de nos vignes, Stéphane et Claire convertissent le vignoble en Agriculture Biologique et modifie le Gaec TRICHON en EARL Domaine TRICHON.

             A l’heure d’aujourd’hui le Domaine TRICHON cultive 13 ha de vignes en Agriculture Biologique.

A ce jour, notre commercialisation est régionale, essentiellement faite au caveau.

Notre souhait est de faire découvrir (dans toute la France et hors de nos frontières) à de fins gourmets que de petits viticulteurs refusent la standardisation des produits et travaillent encore par amour et passion pour élaborer des vins de caractères, authentique, dont le rapport qualité/prix est sans égal !!!

Bonne découverte, bonne dégustation et n’hésitez pas à nous contacter pour tous renseignements…

La transmission d’une passion entre Henri et Stéphane

LA CAVE

En 1981, Henri, Jean et Michelle construisent une cave de 400m2 enterrée de 5m, ce qui pour l’époque représente une sacrée avancée pour le domaine, c’est un outil de travail performant. Elle a été aménagée en plusieurs parties :

Le stockage, qui est climatisé aujourd’hui, contient tous les vins mis en bouteilles, il peut contenir jusqu’à 150 000 bouteilles. Cette capacité de stockage est nécessaire pour permettre à notre Bugey Brut de vieillir et de se bonifier tranquillement. Il est stocké sur lattes pendant 2 à 3 ans pour permettre aux arômes de s’arrondir et d’obtenir un vin exceptionnel, le Bugey Brut, à qui l’on accorde les compliments réservés aux meilleurs Champagnes.

La cuverie, qui sert maintenant à l’élaboration de nos vins au moment des vendanges et au stockage du vin de l’année en attente d’être mis en bouteilles. Cette partie de notre ancienne cuverie sert aussi pour l’étiquetage et le conditionnement de nos bouteilles.

En 2001, en même temps que la constitution du GAEC TRICHON, naît une nouvelle cuverie très innovante au niveau de sa conception. En effet, conçu par nos soins, elle rentre dans le schéma de qualité et de respect de l’environnement que nous souhaitons poursuivre encore et toujours. Elle est enterrée pour ne pas dénaturer de trop le paysage. Cette particularité nous à permis de concevoir une cave de vinification par gravité.

Nous amenons les raisins dans des bennes a double fonds pour permettre de séparer le jus, des baies et ainsi éviter une oxydation des raisins. Les raisins sont déversés dans le conquet de réception qui se déplace sur deux rails lui permettant d’aller alimenter soit le pressoir pour des blancs, soit une cuve pour des rouges et des rosés. Il se vide dans le pressoir ou dans la cuve à l’aide d’une vis sans fin de gros diamètre et tournant lentement pour ne pas triturer les raisins.

Les cuves, une fois remplies de jus (pour les blancs) ou de raisins (pour les rouges), font l’objet d’un suivi de température gérer automatiquement par une armoire sur laquelle nous réglons la température souhaitée. Ces cuves thermo-régulées sont raccordées à un double circuit fermé qui alimente soit en eau chaude soit en eau froide chaque cuve en fonction de ces besoins.

Nous laissons ensuite nos raisins en cuve pour qu’ils libèrent leur couleur. Les durées de cuvaison varient d’une cuve à une autre et d’un cépage à un autre, rien n’est figé c’est le savoir-faire du viticulteur qui va déterminer le temps de cuvaison. A titre indicatif,  pour le gamay le temps généralement observé est de 6 à 8 jours de cuvaison, pour le pinot de 10 à 14 jours et pour la mondeuse de 12 à 14 jours. Ces durées sont purement indicatives et varient selon l’intensité colorante de chaque cuve et de chaque millésime.

            La modernité de cette nouvelle cuverie est à souligner. Le domaine, en décidant de construire cette cuverie à tenu absolument à sécuriser les postes de travail en installant des passerelles et des rambardes.   

La famille est très attachée à la nature et ne veut en aucun cas la mettre en danger, c’est pourquoi, toutes les eaux de lavage et de rinçage de la cave vont dans un étang de récupération où les poissons et les canards aiment nager…ainsi la nature n’est pas polluée.

LES VIGNES

Depuis que le Domaine cultive la vigne, on s’est toujours attaché à respecter la nature et la plante. Autrefois plus attaché à une production intensive, depuis maintenant 3 décennies nous travaillons sur la qualité des vignes et donc du raisin. Perfectionniste dans l’âme et amoureux de la nature nous essayons de la respecter au mieux.

            Avant de vous décrire précisément nos méthodes de culture, je voudrais vous faire visiter rapidement quelques-unes unes de nos parcelles.

Comme vous avez pu le constater sur ces photos, nous enherbons un rang sur deux et nous travaillons l’autre rang. Nous avons choisi ce mode de culture pour plusieurs raisons :

♠ L’enherbement permet de limiter la vigueur de la vigne car l’herbe et la vigne se concurrencent au niveau de l’alimentation en azote (qui permet à la vigne de pousser rapidement créant un excès de feuillage et de raisins).

♠ L’enherbement permet de limiter l’érosion du sol et apporte plus de portance au sol lorsque nous devons impérativement passer avec les tracteurs dans les vignes.

♠ Nous avons aussi remarqué un effet sur les acariens de la vigne (insectes qui détruisent le feuillage comme par exemple les araignées rouges) qui préfèrent l’herbe et ne s’attaquent que très peu à la vigne ce qui permet de ne plus traiter avec un insecticide.

♠ Le rang non enherbé est travaillé mécaniquement.

♠ La partie sous le rang est soit travaillée avec un intercep, soit tondue avec des tondeuses intercep

Je vous propose de vous faire découvrir nos travaux dans les vignes au fil des saisons :

♠ Hivers: Le principal travail dans les vignes à cette époque est la taille. Cette pratique permet d’ôter les bois qui ont porté les raisins l’année précédente et de prévoir la récolte à venir. En effet la méthode de taille utilisée est différente selon les cépages car la quantité produite par pied de vigne dépend du cépage et de sa taille.

♠ Printemps : La vigne reprend son cycle végétatif, en effet la sève est montante et la végétation va petit à petit se remettre à pousser. Effectivement la vigne va pousser plus ou moins vite en fonction de différents facteurs que sont la pluviométrie et la chaleur. Quand les rameux ont poussé d’environ 10 à 20 cm, il faut effectuer l’ébourgeonnage c’est à dire que l’on élimine tous les rameaux inutiles ce qui facilitera la taille de l’hiver suivant. L’élimination de rameaux superflue permet d’éviter d’avoir des « amas de végétation » qui seraient à l’origine de foyer de pourriture, donc de raisins de mauvaise qualité. 

♠ Eté : Après avoir été ébourgeonnée la végétation de la vigne va être relevée. Au Domaine nous faisons le relevage avec des ficelles ce qui permet d’adapter la hauteur de celles-ci en fonction des besoins de chaque parcelle. Comme son nom l’indique le relevage consiste à relever la végétation afin de minimiser l’épaisseur de feuillage par zone. Cette méthode permet une meilleure aération de la plante et des raisins et donc évite la pourriture, favorise l’exposition des raisins au soleil mais aussi une meilleure efficacité des produits de traitements qui pénètre dans la végétation sans être obliger d’employer de fortes doses de produits.

Lorsque nous jugeons que la vigne va avoir un trop gros rendement (quantité de raisins par hectares) nous pratiquons les vendanges en vert. Cette opération consiste à éliminer des raisins pour favoriser ceux que nous laissons, elle se réalise juste avant la véraison (changement de la couleur du raisin) car faite trop tôt la vigne va compenser les raisins supprimer en produisant des grappes beaucoup plus grosses. Trop tard, cette technique, très coûteuse au niveau de la main d’œuvre, s’avérerait inefficace sur la maturité et la qualité du raisin. Ainsi les raisins qui restent seront plus mûrs, plus sains, avec une qualité nettement supérieure par rapport à des vignes qui n’auront subit ni ébourgeonnage ni vendanges en vert.

Comme vous avez pu le comprendre la politique du domaine est d’avoir des produits d’une qualité irréprochable et non d’avoir une grosse quantité de produits.

Pendant ce temps les raisins restant se développent, grossissent pour arriver à maturité en septembre généralement.

♠ Automne : La période de travail intense dans les vignes va s’achever avec les vendanges qui sont l’aboutissement d’une année de travail. Les vignes vont rentrer en repos végétatif, la sève est descendante ce qui fait sécher les feuilles qui ne sont plus alimentées et qui vont ensuite tomber aux environs des premières gelées.